Le moteur
Sur la Peugeot 505 Turbo Injection, la mécanique est d'origine... Chrysler ! En effet, ce bloc dessiné par Georges Martin, pour la Chrylser 160 en 1970, a été utilisé à de nombreuses reprises et décliné à toutes les sauces. Il fut également utilisé avec succès en compétition . Il s'agit d'un bloc en fonte non chemisé, extrêmement rigide, qui accepta d'encaisser plus de 300 ch dans sa version ROC. Si le bloc est en fonte, sa culasse est en alu et supporte un arbre à cames en tête mû par chaîne. L'alimentation passe par une injection électronique Bosch L-Jetronic. Mais pour trouver un surcroît de puissance, les ingénieurs de Peugeot, en collaboration avec Porsche, vont greffer un turbocompresseur Garett T3. Curieusement, ils n'ont pas jugé nécessaire alors de monter un échangeur air-air, qui fait pourtant cruellement défaut à ce moteur qui développe 150 ch. Pour la boîte de vitesse, Peugeot monte une boîte manuelle à 5 rapports. Un différentiel à glissement limité vient compléter la panoplie de la parfaite sportive. Les performances revendiquées sont éloquentes pour l'époque avec plus de 200 km/h en vitesse de pointe, et moins de 30 secondes pour le kilomètre départ arrêté.
